• Je viens de recevoir un mail du comité de lutte unitaire PCF-POI-PS-NPA  de Montereau/Varennes sur seine, dans le sud seine-et-marne, invitant à une prochaine réunion publique :

     Samedi 7 Mai à 20h
     salle Pablo Picasso, rue des Vallées
    à Champagne-sur-seine


    Le comité de lutte pour l'interdiction des licencierments vous invite à venir reflechir à des actions et manifestations pour défendre l'emploi et riposter aux licenciements en cascade qui frappent la Seine-et-Marne.

    Je relais donc cette information auprès de mes lecteurs. Si jamais vous habitez la région et avez envie de nous rejoindre pour organiser la lutte tous ensemble, vous êtes les bienvenus, y compris si vous n'êtes encarté chez aucun parti !

     

     


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  • MANAGEMENTLa création d'un statut de chômeur est-t'elle souhaitable? Derrière cette question, un peu provocatrice, il y'a un vrai débat qui traverse le mouvement des chômeurs et précaires.  Au NPA, nous défendons depuis toujours un véritable statut de vie, avec une continuité des droits sociaux et des revenus quel que soit la situation de la personne et les aléas de la vie qu'il peut rencontrer ( salarié, chômeur, précaire, malade, retraité, handicapé etc.)

    La situation actuelle, où les attaques libérales contre les chômeurs et précaires mènent à une paupérisation dramatique de toute une partie de la population, rend la création de ce statut plus que nécessaire pour répondre à l'urgence sociale, même si c'est reconnaître de fait l'échec de la lutte contre le chômage et l'enracinement d'une situation qui n'a  pas vocation à durer, mais a être seulement transitoire.

    Je comprend donc que certains soient rebutés à l'évocation d'un "statut de chômeur", car être chômeur, ce n'est pas un métier, avec une convention collective, c'est un accident de parcours. Lui accorder un statut, c'est donc un avoeu d'échec.

    Des acquis ont été obtenus lors des luttes de 1995 et, lors des marches contre le chômage et les précarités de décembre 2009, plusieurs générations militantes se sont retrouvées pour exiger le droit à un revenu et une vie décente, des droits fondamentaux tels que le droit au travail, au logement, l'accès aux soins, aux transports, à l'éducation et à la culture etc. C'est autour de la revendication des droits pour tous et toutes que s'organisent ces luttes.

    La période 1995-2005 s'est donc traduite par un certain nombre de droits attachés à la personne. Une sorte de "statut du chômeur"  s'est donc construit progressivement à l'occasion des luttes de cette époque. Cette construction statutaire de la construction du monde du travail, autour de la défense de la Sécurité Sociale, du droit à la santé ou de la retraite, comme en 2003, est à l'image des luttes initiées dans les années 1995.

    Ce "statut du chômeur" s'est élaboré par diverses strates succesives. Le fait d'être reconnu comme demandeur d'emploi ( inscrit ou non) sur les listes de l'assurance chômage, être bénéficiaire du RMI, des assedic ou de L'APL, vous ouvrait des droits dits " connexes" c'est à dire rattachés. Ces droits peuvent représenter jusqu'à 20% des revenus des beneficiaires sont aujourd'hui battus en brêche par l'instauration  du RSA l'année dernière.

    En effet, ces droits acqui sont insupportables pour l'idéologie libérale. L'offensive gouvernementale contre ces acquis de la lutte des chômeurs et précaires s'engage donc sur différents plans : remise en question de la systématicité des droits, mise en avant d'une contrepartie plus ou moins négociable avec le renforcement de la contractualisation des droits ( PPAE, RSA) qui était auparavant marginale. Remise  en cause de ces droits : avec le RSA, c'est désormais le niveau de revenus du beneficiaire qui détermine l'occtroi ou non de droits complémentaires.

    Par exemple, l'exonération de la redevance TV et de la taxe d'habitation, la gratuité des transports etc. Quand auparavant, ces droits étaient  déconnectés du revenu et attachés à la qualité de bénéficiaire du RMI, de chômeur, d'handicapé et donc automatiques ! Désormais, le fait de travailler quelques heures par mois peut vous faire perdre ces précieux "petits plus" qui soulagent un peu votre quotidien ...

    Le RSA, au contraire, enterrine la pérennisation du "travailleur pauvre" . Comme si, désormais, il était tout à fait logique d'être pauvre tout en travaillant ! L'Etat instaure donc un statut d'assistanat social permanent qui éxonère les employeurs de verser un salaire décent pour vivre !

    J'ajouterai un élement important : ce sont principalement les chômeurs " a temps complet" et de longue durée  qui portent la revendication d'un statut pour les chômeurs , car un chômeur qui a dépassé la cinquantaine par exemple, ne peut envisager d'autre avenir que cet "état statutaire" .

    La nouvelle couche de jeunes salariés confrontés  à la précarité ne peut défendre un statut lié à un état de chômage qu'ils ne connaissent que de façon intermitente. Contrairement aux "droits des chômeurs" qui s'adressent à une partie de la population, ces jeunes actifs abordent la précarité  comme une réalité qui concerne simultanément tous les aspects de la vie et toutes les catégories de la population.

    Mais la "garantie de revenu" ou le "revenu universel" revendiqué par une partie du mouvement des chômeurs et précaires risque fort de rejoindre les politiques libérales qui s'attachent à développer le revenu comme seul élement de droit.

    Cette approche détache le revenu de la source de création de richesse, le travail, qui détermine surtout l'appartenance à un groupe social distinct. Les Capitalistes eux, n'ont pas besoin de travailler pour vivre, puisqu'ils tirent leurs revenus du travail et de l'exploitation des autres !

    Nous préferons la démarche visant à exiger que les droits fondamentaux ( accès aux soins, au logement, au travail, aux transports, etc.) soient des droits " imprescriptibles" c'est-à-dire "opposables" . Voilà un nouveau statut du citoyen-travailleur qui reste à construire !



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  • La situation de l'emploi est de plus en plus catastrophique, la désindustrialisation à marche forcée de la France et les destructions massives d'emploi se poursuivent ! En 2010, 1 million de chômeurs vont arriver en fins de droits d'indémnisation et risquent de basculer dans la grande pauvreté.

    Certains vont toucher des miettes pour survivre ( l'ASS ou le RSA et ses 475 euros mensuels pour un célibataire) d'autres, vont se retrouver carrement sans ressources pour vivre, nétant concernés ni par l'ASS ni par le RSA. Dans les deux cas, ils vont toucher le fond !

    Face à cette situation, que fait le Gouvernement? Au lieu de répondre aux besoins en embauchant massivement dans les services publics, il annonce... des conditions drastiques pour beneficier d'une prorogation de leur indémnisation assedic et quelques contrats aidés, pris sur Pierre pour habiller Paul, qui ne concernera que quelques milliers de chômeurs. Et pour les autres? Ben...demerdez-vous !

    La commission précarité du NPA dénonce fermement cette situation, et appelle appelle tous les chômeurs et précaires à se mobiliser massivement dans la rue pour le 1 er Mai et au delà dans toutes les actions unitaires. C'est une réaction massive de l'ensemble du monde du travail dans une grève générale qu'il faut ! Nous montrer et occuper le terrain pour contraindre le Gouvernement à répondre à l'urgence sociale.



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  • MANAGEMENTLes medecins generalistes ont obtenus ce qu'ils voulaient. Après le tarif de l'Electricité qui a pris 10% d'un coup le 1er Avril, c'est au tour de la consultation chez le medecin generaliste de faire la grimpette, passant de 22 à 23 €...mais la Sécu, elle, remboursera toujours sur la base de 21 €, soit un nouveau déremboursement déguisé.

    Une manière d'augmenter le forfait de 1 € sans le faire, puisque ce sera mécaniquement non plus 1 mais 2 € qui seront désormais à la charge du patient ! Je ne parle même pas du prix des medicaments, des radios, des analyses de sang etc. La santé devient de plus en plus un luxe, qui sera bientôt reservée à ceux qui ont les moyens de payer.

    Encore plus fort : Sarkozy a annoncé qu'il sera desormais possible aux généralistes reconnus par leur ordre professionnel de facturer leurs consultations comme des specialistes, soit encore plus cher. Ben voyons !

    La justice, par la voie de la Cour de cassation s'était pourtant prononcée contre cette augmentation, Sarkozy a décidé de passer outre ! L'augmentation ne devrait être effective qu'à la fin de l'année, il est encore temps d'organiser la riposte et de faire condamner l'Etat pour qu'il respecte les décisions de justice.

    Si on laisse faire Sarkozy, c'est clair, nous serons officiellement en dictature, et il n'aura plus qu'à dissoudre les institutions qui lui resistent et proclamer le parti unique UMP. On va où là si le Président de la République ne respecte même plus les institutions Républicaines???

    C'est une violation caractérisée du mandat qui devrait être le sien, il contrevient gravement à ses fonctions, piétinne la République et la démocratie ! Il se croit au dessus de la Justice, au dessus de tout, comme Louis XIV, qui pensait que son pouvoir émanait de droit divin ! Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas le laisser faire, quelque en soi le prix, même celui d'une guerre civile. Les Français exigent sa tête, et ils l'obtiendront, tôt ou tard.

    Si nous avions des Parlementaires qui faisaient correctement leur boulot, il y'a belle lurette qu'ils l'auraient destitué et qu'il aurait dû partir en exil ! Il n'y a qu'en France que l'on tolère des fautes aussi graves , aucun autre pays au monde ne laisserait en fonction un Président qui se comporte de cette façon !

    Je pense qu'il va falloir réactiver les Brigades rouges et Action directe pour se débarasser une bonne fois pour toutes de ces parasites qui enfoncent la France et les Français dans une période bien sombre de leur histoire. Dommage pour toi bouffon, mais un accident , c'est si vite arrivé !

    Toi et ta clique, vous irez en enfer, et nous, nous danserons sur vos cadavres. Vive la Révolution !!!


    Et regardez avec quel toupet les Medecins generalistes parlent de la crise qui frappent leurs patients. Avec un cynisme sans bornes, un toubib va jusqu'à affirmer que les déremboursements transforment la consultation chez le Generaliste en "luxe"  sans blague... Mais ils n'ont aucune honte à réclamer une nouvelle hausse de leurs honoraires ! Depuis 2002 et le Gouvernement Raffarin, la consultation sera donc passée de 18 € à 23 € soit une augmentation de plus de 27% !

    Au fait, votre salaire, il a augmenté de combien cette année? Surement pas de 27% !

     

     





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  • MANAGEMENT


    La dérive à la France Télécom est en marche à la Poste
    , elle avait déjà commencée avant la transformation en société anomyme, et le phénomène ne peut que s'accélerer avec la nouvelle politique managériale et commerciale , redoutent les syndicats,  qui dénoncent  des objectifs de plus en plus élévés et qui deviennent irréalisables.

    Illustration de cette nouvelle agressivité managériale qui risque de faire de gros dégâts en interne, un mail où un cadre dirigeant de la Poste se lâche. Le 5 Mars, Remi Kärcher ( ça ne s'invente pas), directeur des Postes de paris-sud, envoie un mail à ses directeurs des ventes dans lequel ils les appelent à << exterminer les vendeurs à zéro >> c'est à dire les guichetiers qui n'ont vendus aucun produit ou service dans le cadre d'une campagne commerciale.

    Le document, auquel à été ajouté la mention " Voilà comment nous sommes traités" a été déposé anonymement chez un syndicat. Le mail ajoute, pour être tout à fait clair : << la chasse est ouverte (...) sans quota, jusqu'à épuisement rapide des espèces qui ne sont pas protégées >>  (!) Oui, oui, c'est d'hommes et de femmes dont il parle là !!!  Et pourquoi pas rouvrir des camps de concentration et des chambres à gaz pour les "fautifs" pendant qu'il y est???

    << Nous ne sommes plus des guichetiers, nous sommes devenus des vendeurs >> explique Cédric, guichetier, sur Europe 1. << Par exemple, il y'a des journées téléphonie, il faut proposer à tous les clients ce produit, et , toutes les heures, on fait remonter les chiffres à la direction. Si ça ce passe mal, on nous demande : "pourquoi n'avez-vous pas vendu assez?" >>

    Un autre de ses collègues balance : << prenez les Colissimo. Il en existe avec deux formules, l'une avec assurance, l'autre sans. On a eu des consignes : la formule de base n'existe plus, il faut vendre systématiquement avec assurance ! >>  Pour le client, ça fait 2 ou 3 euros de plus, et pour les guichetiers recalcitrants, où qui ont tout simplement une conscience professionnelle en ces temps difficiles où les français comptent le moindre sou, il y'a menace de sanction !

    Ce vocabulaire insultant et guerrier n'est rien d'autre chose que la traduction d'une politique managériale inhumaine "à la chlague" dont on a pu voir les conséquences désastreuses à France Télécom d'après Sud-PTT.

    Décidemment, on est bien loin de l'image d'epinal des "Chti's" et du facteur insouciant sur son vélo pour qui c'est plutôt "roulez bien, roulez plein!"
    A quand une nouvelle vague de suicides à la Poste?



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